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Gamechanger: Tiany Kiriloff

Gamechanger: Tiany Kiriloff

« Il faut se débarrasser de l’idée que les marques belges sont plus chères »

Si cette année nous a appris quelque chose, c’est l’importance de supporter ce qui est local. Et donc aussi de soutenir les marques belges. Car derrière chaque marque locale se cache un(e) concitoyen(ne) qui exerce son job avec passion. Depuis des années, l’influenceuse belge Tiany Kiriloff achète le plus souvent possible des produits locaux : des courses au quotidien jusqu’aux marques de mode.

À quand remonte votre amour de la mode belge ?

Tiany Kiriloff : « Je ne sais pas dire quand exactement, je pense que c’était pendant mes études de communication, car c’est là que j’ai connu l’Académie de Mode d’Anvers. Mon métier de styliste et la période où je présentais une émission de mode (Alive.Style sur JIM-tv) ont évidemment été de grands catalyseurs aussi. À travers mon boulot, je rencontrais de plus en plus de marques belges intéressantes, et je suis tombée amoureuse ! La Belgique recèle un talent créatif extraordinaire, nous n’avons pas besoin d’aller chercher ailleurs. »

Pourquoi est-ce important d’opter pour la mode belge ?

Tiany : « En ces temps de corona, il me semble logique de soutenir avant tout nos marques locales. En fait, c’est très simple : si nous n’achetons pas plus souvent chez nos entrepreneurs belges, bon nombre d’entre eux devront fermer boutique. Nous nous tournons encore trop souvent vers les marques étrangères. Par automatisme, mais aussi à cause de la perception que la mode belge est plus chère. Il faut se débarrasser de cette idée, car il existe toujours une alternative belge, quel que soit votre budget. Pensez par exemple à JBC ou LolaLiza. L’offre est plus importante qu’on ne le pense. En plus de la vaste gamme de marques, l’aspect environnemental est un élément important aussi. Les colis internationaux parcourent un trajet gigantesque. Le shopping local permet de réduire considérablement son empreinte écologique. »

Comment voyez-vous votre rôle dans le soutien de nos marques locales ?

Tiany : « Tous les jours, je suis en contact avec de nouvelles marques belges encore inconnues. J’essaie de les porter et de les promouvoir un maximum. Cette vision de consommation locale ne se limite toutefois pas toujours aux frontières de notre pays. Je considère que des produits européens, quand ils ne sont pas présents chez nous, font partie du local aussi. Certains labels belges optent pour une production à l’étranger afin de garder leur croissance abordable. Pour moi, quelle que soit la manière, il faut soutenir l’économie locale, pas uniquement dans le domaine de la mode. Jamais je n’achèterais de pommes de Nouvelle-Zélande, par exemple. Pendant ce confinement, je pense plus souvent à supporter l’horeca en allant chercher des repas chez eux et en informant mes followers des différentes options de take-away. Mais je ne fais pas la promo de tout et n’importe quoi, il faut que je sois touchée par une marque. »

Quelle est votre pièce belge préférée dans votre dressing en ce moment ?

Tiany : « Une longue jupe bleue à plumes de Dries Van Noten. C’est une pièce que je peux porter aussi bien avec des sneakers et un t-shirt qu’avec une paire de hauts talons. Elle bouge très joliment avec les petites plumes. Cette jupe est dans ma garde-robe depuis très longtemps, et je n’ai pas l’intention de m’en séparer. »

Auteur: Sabrina Bouzoumita

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